Sunday, June 28, 2009

Les Spellman se déchaînent


Premier livre lu des vacances , les Spellman se déchaînent de Lisa Lutz, suite de Spellman et associés du même auteur. Le premier ne m'avait déjà que moyennement convaincu, et j'ai acheté le deuxième uniquement parce que la boutique Relay de l'aéroport avait un stock limité. Au final, c'est un bouquin qui se lit facilement et qui fait passer le temps dans 2x40 minutes de transports en commun quotidien.
Les Spellman sont une famille de détectives privés de père en filles, où le sport principal consiste à suivre ses parents pour découvrir leurs activités nocturnes tout en espionnant le nouveau voisin qui a forcément tué quelqu'un. On a donc le père, ex-flic reconverti dans le privé ; la mère, qui sabote toutes les nuits la moto du copain de sa fille cadette ; le frère aîné, le seul à peu près normal de la famille, qui est avocat ; la première fille et narratrice, croisement entre un Columbo alcoolique et une Bridget Jones paranoïaque ; et la petite dernière (et ma préférée), tout juste 15 ans, spécialisée dans la nourriture calorique et le chantage familial.
Les deux livres sont organisés autour d'une intrigue policière principale à laquelle viennent se greffer plein de petits mystères familiaux. Le tout écrit avec beaucoup d'humour et un ton qui conduit très bien la paranoïa ambiante des Spellman (seule famille où on ne peut pas changer ses habitudes alimentaires sans être immédiatement soupçonné de cacher quelque chose).
Mais le problème au final, c'est bien cette paranoïa généralisé qui décrédibilise à peu près toutes les intrigues policières. Parce que bien sûr que oui, on peut jeter un tapis de salon sans avoir auparavant disismulé un cadavre dedans. Donc on peut être sûr que la plupart des mystères aura finalement une solution ridicule comparée au nombre de pages qui leur est consacré. ça et aussi le fait que si on a déjà vu Véronica Mars et lu un minimum de roman policier, on devine les solutions à l'avance.

suivant : le coeur cousu ou la mécanique du coeur (la thématique cardiaque des titres étant parfaitement un hasard)

Thursday, June 25, 2009

grande première

Aujourd'hui est un grand jour : je viens pour la première fois de me faire contrôler dans un bus parisien. Par une dame aussi aimable que la porte du dit bus, et qui en avait pas mal rien à faire des règles sinon elle m'aurait mis une amende de 25€, puisque je n'avais pas la photo d'identité ou les coordonnées censés venir avec la carte Navigo. Assez ironiquement je connaissais le prix de l'amende parce que je l'avais juste avant dans le bus, étant donné que j'avais fini mon livre et que j'étais très désoeuvrée.
Pendant le trajet j'étais assise en face d'un monsieur qui portait un costume composé d'une veste aux des épaules très larges et d'un pantalon remonté jusqu'à la taille. ça m'a faite penser à la dernière que P. s'est acheté un costume, aux soldes à Toulouse. Comme il n'est pas vraiment grand il ne trouvait aucun costume à sa taille, sans compter que dès qu'il enfilait un pantalon il le remontait le plus possible, genre "j'ai oublié mes bretelles chez moi". Ce qui a bien sûr fini par agacer M., qui lui a fait la remarque acerbement. Et la vendeuse (30-35 ans) d'ajouter : "non mais c'est générationnel, mon père fait la même chose". Sur le moment ça m'avait fait bizarre, parce que je n'avais jamais pensé à cet aspect de son âge...

à part ça demain je rentre à Nevers, et j'ai mon année sans passer au préjury (pour une fois...)
et oh tiens, de l'orage

Tuesday, June 23, 2009

swinging mood

Premier article depuis Paris - mais il ne traitera pas des joies de la vie dans la capitale, puisque je vais attendre la semaine prochaine pour donner mes impressions définitives.
Pour le moment je me contente de m'habituer à mon quotidien -ou ce qui est en passe de le devenir, parce que sur deux jours c'est pas encore vraiment un quotidien. Pour le moment, en très large il peut se résumer à : une chambre pas mal - une logeuse bizarre - 40 minutes de transport le matin et le soir - des livres ("les Spellman se déchaînent" pour le moment) - de la documentation en anglais - des chercheurs pas vraiment suractifs - une humeur très lunatique.
C'est caractéristique de toutes les fois où je me sens seule : je deviens lunatique. Ou plus exactement je passe mes soirées à osciller entre être chiante, être apathique ou passer ma soirée à pleurer (mais sur les 9/10 de mon temps je suis normale quand même, pas de panique ^^).
Enfin bref, tout ça pour dire que pour le moment j'ai pas forcément envie de parler de Paris, et que pour ça il faudra attendre que j'ai définitivement décider que 1) oui, mon stage est bien ; 2) j'ai eu raison d'en faire un cet été ; 3) à la maison je n'aurais rien fait de mieux et j'aurais sans doute du travailler à l'hôpital ; 4) 2 mois c'est très vite passé, à Nevers, Paris ou Toulouse.

Saturday, June 13, 2009

packed and ready - or not


Donc ce matin j'étais assise à mon bureau, tranquillement, avec comme but fort louable de comprendre le diagramme de Clapeyron. Et au bout de 20 minutes, je me suis rendue compte que je ne savais absolument pas si la création d'entropie d'une transformation réversible était nulle ou pas (la réponse est oui, pour les curieux). J'ai passé plus d'un quart d'heure à penser au week-end prochain et à mon transfert vers Paris, et je continue encore, ce qui m'empêche complétement de travailler.
Plus l'échéance se rapproche plus je me dis que j'aurais du laisser les parents venir me chercher, me ramener à Nevers, et j'aurais pris le train de là. De toute façon, soyons honnête, pour le moment j'ai autant envie d'aller à la boum mousse que de porter un chemisier en polyester (garanti repassage inutile). J'ai refusé leur proposition pour de mauvaises raisons - tellement mauvaises qu'elles ne sont même plus valables maintenant - et parce que d'une fois sur l'autre j'ai tendance à oublier à quel point je déteste voyager toute seule quand il faut que je me traîne des bagages - et aussi à quel point trouver mon chemin toute seule me fait peur.
Et là je vais devoir me traîner ma valise et mon ordinateur portable et mon sac à main (ou une compression des 3 en 2, mais à la fin de la journée j'aurais quand même plus d'épaule à cause du poids du pc). Sans compter que je n'ai aucune idée de la manière dont je vais faire le trajet aéroport-appart. Et que rien que de penser à tout ce qu'il faudra que je fasse avant mon départ et après mon arrivée, ça me déprime. Donner mes plantes en gardiennage, faire ma valise, faire le ménage, m'assurer que tout mon linge sale part avec moi, transférer mes abonnements (au moins celui de Elle), appeler le gars de l'ONERA pour savoir à quelle heure je viens le lundi, imprimer mon billet d'avion (d'ailleurs Air France est beaucoup moins pratique que BA sur ce point). Et ensuite, arriver jusqu'à l'appart, être aimable avec ma logeuse, installer mes affaires, faire une lessive si possible parce qu'en fait j'aurai plus de pantalon propre, faire les courses (et avec quel argent d'ailleurs ? il me reste 15€ sur mon compte), réussir à récupérer un accès internet, penser à ce que je ferai le lendemain avec M., faire le trajet appart-ONERA en prévision du lundi.
Donc non seulement ça fait un mois que je m'empêche d'appeler le gars pour lui dire "ne fait je viens plus en stage chez vous" parce que ça serait passablement lamentable, et pour de mauvaises raisons en plus. Mais en plus depuis ce matin je me retiens de prendre mon téléphone pour dire aux parents "venez me chercher vendredi soir, et je repartirai dimanche en train".
Mais je ne le ferai pas. Non, non, non.